S'occuper de la faim dan le monde est primordial et heureusement de nombreuses ONG et associations y consacrent leur énergie et leur savoir faire. Elles agissent également avec efficacité sur les fléaux que sont les maladies tels que le sida et le cancer en lançant de grandes campagnes de recueil de fonds. Elles oeuvrent dans bien d’autres domaines et c’est tout à leur honneur.
Mais qui s’occupe de la souffrance des femmes excisées, un fléau humanitaire où les personnes souffrent physiquement et psychiquement. Bien qu’on en parle et que certains pays comme l’Egypte dernièrement mettent en place des lois pour interdire l’excision, cette pratique primitive est encore très largement répandue en Afrique, pratique que l'on constate aussi à moindre échelle dans certains pays européens tel que la France.
Il faut agir concrètement pour redonner aux femmes leur dignité et leur plaisir sexuel. CLITORAID se propose d’aider les femmes excisées à se faire refaire le clitoris pour retrouver une sexualité normale et supprimer leur frustration, cause de grandes souffrances morales. La médecine permet cela aujourd’hui.
Non seulement cette action est d’une haute importance sur le plan humanitaire, mais la faire connaître et agir pour que les femmes puissent retrouver leur plaisir aidera à faire disparaître cette pratique. Les exciseuses et exciseurs verront leur pratique contrecarrée par la médecine et finiront par l’abandonner.
Il faut donc aider CLITORAID et toutes les bonnes volontés allant dans ce sens en leur faisant des dons, car les soins sont très coûteux et trop peu de femmes ont les moyens de se faire soigner.
Pour aider CLITORAID: www.clitoraid.org
Vidéo à voir sur l'action des bénévoles de CLITORAID au Canada: uk.youtube.com/watch?v=JdQCa4VeHV8
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"J'ai été excisée à l'âge de 13 ans. Un matin, quatre femmes sont arrivées dans la cour, ma grande soeur était réveillée très tôt ce jour-là et avait mis l'eau au feu. Quand les femmes sont arrivées, ma soeur m'a demandé d'aller remettre la savonnière à la vieille qui se trouvait dans les toilettes, ignorante que je suis. J'ai couru vite pour répondre, et une fois devant les toilettes, deux femmes m'ont saisie par les bras et m'ont terrassée. Une était à cheval sur mon ventre, saisissant mes deux poignets sur la poitrine, les deux autres tenaient chacune un pied, et la vieille était au milieu; et elles m'ont excisée. La guérison fut difficile, car j'ai été deux mois chez l'exciseuse et ma soeur m'apportait à manger là-bas. Après la guérison, j'ai rejoint ma famille."



