Recommander

Recherche

Sexualité

Samedi 29 octobre 2005

"La recherche de la satisfaction sexuelle est un désir de base, et la masturbation s'avère notre première activité sexuelle naturelle. C'est la façon par laquelle nous découvrons notre érotisme et nos réponses sexuelles, et par laquelle nous apprenons à nous aimer et à rehausser notre estime de soi." Betty Dodson

Depuis plus de 20 ans, Betty Dodson, Docteur en sexologie, artiste, auteur, éducatrice sexuelle, dédie sa vie à déculpabiliser l'être humain, et particulièrement les femmes, de la pratique de la masturbation. Elle montre que c'est une forme d'expression de la santé sexuelle. Avec empathie, intelligence et pédagogie, elle explique comment chacun peut apprendre à aimer les plaisirs de l'amour avec soi-même, insistant sur le fait que la masturbation est le meilleur "safe sex".

Betty Dodson a acquis une notoriété internationale avec trois exhibitions d'art érotique dans les années soixante et soixante-dix. Elle quitte le monde de l'art pour devenir une militante du droit des femmes et une avocate réputée défendant la libération sexuelle de la femme. En 1973, elle créée pour les femmes des ateliers de "développement de la conscience sexuelle" (sexual consciousness raising) qui deviendront plus tard les ateliers "Bodysex" . Les femmes apprenaient aussi bien à apprécier la beauté de leurs organes génitaux qu'à explorer l'infini des possibilités de l'orgasme au travers de la pratique de la masturbation. 

Surnommée "la mère de la masturbation", Betty Dodson a publié Sex for One, en l'illustrant elle-même. Elle y révèle ses techniques novatrices afin d'aider les hommes et les femmes à voir la masturbation comme une expression joyeuse et essentielle de leur sexualité

Betty Dodson a ouvert aux Etats-Unis un atelier spécialisé dans la masturbation, "Sex for One", où se réunissent des femmes de tous âges.

www.bettydodson.com

Par loveangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 18 mars 2006

Information sent on raelscience

Le strip-tease est un art qui doit, à ce titre, être exempté de TVA, a tranché un tribunal norvégien.

Dans une affaire opposant le Diamond Go Go Bar d'Oslo à l'Etat norvégien qui voulait l'assujettir à une TVA perçue sur les billets d'entrée, le tribunal d'Oslo a estimé que le strip-tease tombait sous le même régime d'exemption qu'une pièce d'opéra, un ballet, une représentation de théâtre.

L'avocat du bar, partie plaignante, avait notamment fait valoir que les spectacles mettant en scène un comédien qui raconte des histoires grivoises ou un avaleur de sabre n'étaient pas, eux non plus, assujettis à la TVA.

"A la connaissance du tribunal (...), dans certains endroits, surtout à l'étranger, on peut voir des artistes immensément beaux se déplacer avec grâce au rythme de la musique, avec des gestes sensuels, et se dévêtir progressivement pour donner aux hôtes de très bonnes sensations", a expliqué le juge dans ses attendus.

"Il existe aussi un genre de shows de strip-tease (...) que l'on peut difficilement appeler autrement que banals et vulgaires et qui ont très peu à voir avec le spectacle de scène", a-t-il ajouté.

Ayant interdit à ses danseuses tout contact avec les clients après leur performance, le Diamond Go Go Bar tombe dans la première catégorie, a estimé en substance le magistrat.


Source : AFP / http://actu.dna.fr/050504124925.dnrsczbu.html

Par loveangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 avril 2006

Information diffusée sur raelscience

Bouton de rose, bourgeon sacré. Le clitoris cultive une certaine discrétion. Chacun connaît son rôle primordial dans le plaisir féminin, mais connaissez-vous tous ses secrets ? Médecin sexologue, le Dr Gérard Leleu nous révèle les rêves intimes de cet organe mystérieux dans son ouvrage "La caresse de Vénus".

Médecin sexologue, le Dr Gérard Leleu est l'auteur de nombreux ouvrages à succès sur la sexualité, dont "Le Traité des caresses" vendu à plus d'un million d'exemplaires. Il se fait aujourd'hui le porte-parole des attentes des femmes en consacrant un ouvrage entier au clitoris.

Chef-d'oeuvre de l'érotisme féminin

"Au fur et à mesure que j'avançais dans mes réflexions à propos du clitoris, que je me documentais, que j'enquêtais, que j'écoutais, je m'apercevais que ce sacré bouton ne se contentait pas d'offrir à la femme des délices et des ivresses, mais qu'il jouait un rôle essentiel dans l'épanouissement de sa sexualité". Le Dr Leleu porte aux nues ce bouton sacré. Après avoir réglé son compte à la vision phallocentrique de Freud, souligné les erreurs de célèbres sexologues Alfred Kinsey, William Masters ou Ernest Grafenberg (découvreur du controversé point G), l'ouvrage laisse la parole au clitoris.

C'est ainsi à la première personne que se poursuit cet étrange récit. "Je ne voulais pas que ce soit le thérapeute qui s'exprime mais plutôt adopter un ton assez proche de celui de la pièce de théâtre "les monologues du vagin". L'ouvrage devait même initialement s'appeler les dialogues du clitoris avant d'adopter un titre plus sobre" nous précise le Dr Leleu.

Après avoir rappelé quelques notions anatomiques, l'ode au clitoris se poursuit par un éloge de la masturbation féminine. L'onanisme permet à la femme de mieux connaître son corps et son intimité. Mais le rôle du clitoris va plus loin : c'est par son autocaresse que la femme, dès son plus jeune âge, érotise son corps, puis son vagin.

Partant du fait que 95 % des femmes accèdent à l'orgasme en quelques minutes en stimulant elles-mêmes leur clitoris, le Dr Leleu estime ainsi que les problèmes avec l'orgasme clitoridien interviennent avec l'autre sexe. : "les problèmes, c'est avec l'homme et particulièrement dans le coït qu'ils apparaissent. Tous les hommes ne sont pas très compétents dans ce domaine. Les caresses du clitoris s'apprennent, à condition de surmonter une peur bien masculine et une vision trop utilitaire".

L'art de jouer de la mandoline
Selon l'auteur, le clitoris serait aux yeux de l'homme l'objet de crainte parce qu'il est le symbole de l'autonomie de la femme, de sa capacité à jouir seule. "Cette mâle peur se traduit même dans certaines légendes indiennes par des clitoris capables de se promener la nuit pour piquer les hommes. Au Moyen-Age, cet organe était surnommé, dans certaines régions d'Europe, le mépris de l'homme" nous confie le Dr Leleu.

Par ailleurs, les rapports masculins avec ce concentré de capteurs sensitifs se limiteraient à des fins utilitaires selon le schéma : préludes - pénétration - orgasme éjaculatoire - point final. Une vision bien trop simpliste et critiquée par le Dr Gérard Leleu qui enseigne aux hommes l'art de la caresse clitoridienne et les raffinements du plaisir clitoridien. Ce que les Italiens appellent "jouer de la mandoline". Caressé, massé, sucé, léché. le clitoris invite les hommes à plus d'attention et de délicatesse.

Du clitoris au point G, c'est un véritable solfège des caresses que les hommes découvriront en quelques pages. Plus d'excuse pour chanter en véritable mélomane le plus bel hymne à l'amour.

Enfin, les liens entre vagin et clitoris sont amplement discutés et le débat orgasme clitoridien-vaginal trouve des éclairages originaux. Pour l'auteur, il n'y a pas de femmes clitoridiennes d'un côté et les femmes vaginales de l'autre. Toutes ont de multiples pôles érogènes. "
Le clitoris pourrait être le révélateur du vagin et l'initiateur de ces orgasmes. C'est ainsi par le plaisir clitoridien que le vagin - la Belle au bois dormant - s'éveille et accède à l'orgasme" estime l'auteur.

Pour bénéficier pleinement de ces deux sources de plaisir, l'auteur n'hésite pas à proposer un programme d'érotisation du vagin à réaliser tantôt par la femme seule, par autocaresses, tantôt en coopération avec son homme qu'elle guidera. Car comme le souligne à maintes reprises le Dr Leleu, la parole est d'or : "
Mesdames, prenez le risque d'oser demander carrément avec des mots clairs accompagnés de gestes précis. Si on ne demande pas, on n'obtient rien. Devenir responsable de votre sexualité, c'est formuler ce qui vous plaît et apprendre à l'autre comment fonctionne votre corps de femme".

Pour les hommes, l'auteur les invite à être plus entier, plus ouvert : "S'il fallait donner un message aux hommes, ce serait de mettre du coeur à l'ouvrage, si je puis me permettre. Ecouter l'autre, en cherchant plus la perfection que la performance. Plus d'âme et plus d'amour en quelque sorte".

Alors pour profiter pleinement des ravissements que vous promet le clitoris, véritable chef-d'oeuvre érotique, laissez-vous tenter par cet ouvrage à lire seul(e) ou à deux !



Article de David Bême
Source: http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/anatomie/8648-clitoris-reves-secrets.htm
© photo: Amazon.com

Par Tinkerbell of love
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 30 avril 2006

Une Polonaise de 19 ans, élève de terminale d'un lycée à Gdynia dans le nord de la Pologne, a été forcée de quitter son école pour avoir posé pour le mensuel de charme Playboy.

Sylwia Preiss "apparaît en couverture de notre numéro qui est sorti vendredi dernier. Très vite j'ai eu son texto m'annonçant qu'elle était virée du lycée" par son directeur à trois mois seulement des épreuves du baccalauréat, a indiqué le redacteur en chef de l'édition polonaise de Playboy, Marcin Meller.

"Le directeur m'a dit que ce que j'ai fait était immoral et pas éthique", a indiqué Sylwia Preiss au quotidien Gazeta Wyborcza.

"Je suis surpris. Sylwia est une fille majeure. J'ignore si le directeur du lycée est borné ou s'il a voulu être plus catholique que le pape", a dit M. Meller en référence aux règles d'éthique mises en valeur par la coalition conservatrice catholique au pouvoir en Pologne. "Si Sylwia décide de s'inscrire dans un établissement privé nous lui couvrirons tous les frais de scolarité", a-t-il assuré. 
 

Rappelons que la philosophie Raëlienne est la seule qui favorise la liberté sexuelle et la nudité. Ainsi en octobre 2004, un reportage photos de Raël et de trois belles et sensuelles raëliennes était publié dans le numéro du mois d’octobre du célèbre magazine.

A cette occasion, Raël avait rendu hommage à M. Hugh Hefner, propriétaire de Play Boy et l'avait félicité pour ses actions exemplaires brisant les tabous sexuels et participant en cela à l’évolution des mœurs. Pour toutes ses réussites, Raël lui a décerné le titre de « Prêtre Honoraire » du Mouvement Raëlien.

Les deux hommes qui partagent la même vision sur de nombreux sujets, notamment sur l'importance de la sexualité, de la sensualité et de l'amour pour arrêter les guerres, se sont rencontrés en avril 2005 dans la magnifique villa de Playboy. 
 


Pour lire l'article paru dans Playboy "The Rael World"

Source : AFP et www.raelianews.org 
© photos: Playboy

Par Tinkerbell of love
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 2 février 2007

Dans “Femme !”, une journaliste scientifique américaine ose lever le voile sur les mystères et les caprices de la jouissance féminine. Un document remarquable mêlant histoire, médecine, art et biologie. Extraits...
 
A partir du livre de Natalie Angier

Un continent oublié
Les militantes féministes des années 70 n’ont peut-être pas brûlé leurs soutiens-gorge, comme le veut la légende. […] Mais elles avaient bel et bien brandi le symbole du clitoris. Elles s’exprimaient comme des explorateurs ayant mis le pied sur un continent oublié, un jardin de l’Eden, qui sait, tel que Lilith l’avait connu. […] La bible des féministes, “Our Bodies, Ourselves”, dans son édition des années 90, rappelle que les femmes n’avaient aucune idée de l’importance du clitoris jusque dans les années 60. On imputait cette ignorance à la thèse de Freud qui qualifiait l’orgasme clitoridien d’" infantile " contrairement à l’orgasme vaginal " mature ", et prétendait que la femme ne pouvait parvenir à l’épanouissement psychologique et sexuel qu’en transférant le plaisir qu’elle tirait de son vestige de phallus sur son vagin à la féminité incontestable. L’indignation qu’a suscitée cette théorie était légitime. […] Cela fait des milliers d’années que les savants comme les amateurs savent que le clitoris est au centre du plaisir et de l’orgasme féminins. […]

Nancy Friday a dénoncé le silence qui pèse sur le clitoris et l’absence de tout enseignement relatif aux détails de l’anatomie sexuelle féminine, contrairement à ce qui se passe pour les garçons. Les filles sont victimes d’une véritable " clitoridectomie mentale ", affirme-t-elle. Comme à son habitude, Nancy Friday fustige les mères. Leur réprobation silencieuse et leur pruderie sont à l’origine de cette psychochirurgie, accuse-t-elle.

Mais la littérature scientifique et médicale n’est guère plus loquace. […] On peut sans doute attribuer une part de ce dédain des professionnels au fait que la médecine traite des maladies et que le clitoris, grâce à Dieu, n’est généralement pas le siège de pathologies. Mais, pour ce qui est des Etats-Unis du moins, on ne peut nier qu’un tel désintérêt reflète une incorrigible pudibonderie. Il n’est pas facile de décrocher une bourse fédérale en vue d’étudier la morphologie de la petite clé des Grecs. Le clitoris, de toute évidence, a besoin de chercheurs italiens.[…]

Pourquoi les filles en sont pourvues ?
Dès qu’il est question du clitoris et de l’orgasme féminin, mieux vaut avoir en tête trois vérités de base. D’abord, disons le tout net, l’orgasme féminin n’est pas indispensable. Le mâle doit habituellement atteindre l’orgasme pour se reproduire, mais la femme peut parfaitement procréer sans ressentir quoi que ce soit et même, en cas de viol, éprouver de la peur et du dégoût. Ensuite, l’orgasme féminin est capricieux ; sa fiabilité et sa fréquence varient énormément d’une femme à une autre. Enfin, il y a la question de l’homologie génitale – le fait que le clitoris et le pénis se développent à partir de la même crête génitale chez le fœtus. Nous ne sommes pas la synthèse de ces trois points. Ces réalités physiologiques introduisent trois possibilités évolutives pouvant convenir à notre organe vedette, trois explications qui pourraient chacune rendre compte de l’existence du clitoris et de sa fonction.[…]

1. Le clitoris est un vestige du pénis La fille en est pourvue parce que l’organisme est par nature bisexuel, et que le fœtus peut aussi bien développer des organes sexuels féminins que masculins. Si elle avait été programmée pour être un mâle, il lui aurait fallu un pénis opérationnel, capable d’éjaculation et bien innervé. Au lieu de quoi, elle n’en a reçu qu’un vestige, un fragment de tissu sensoriel doté de la même architecture neuronale qu’un phallus authentique. Dans cette version des faits, le clitoris, comme les aréoles mammaires masculines, serait un atavisme, la signature fugitive de ce qui aurait pu être, mais n’a plus de raison d’être.
Selon ce scénario, le clitoris et l’orgasme féminin ne sont pas le résultat d’une adaptation. L’adaptation, l’objectif final, c’est le pénis éjaculatoire, autrement dit le camion de livraison de l’ADN, avec le clitoris comme lot de consolation.Ce qui ne veut pas dire que nous ne pouvons pas profiter au mieux de cette circonstance fortuite. […] Faites donc l’amour autant que vous voulez, ou pouvez. Et si parfois il vous semble ardu d’escalader les pics du plaisir, ne regrettez rien, cela aurait pu être pire. Tenez, pensez aux hommes : les avez-vous jamais vus succomber aux joies de l’allaitement ?

2. Le clitoris est un vestige de clitoris Selon le scénario précédent, le clitoris n’est pas et n’a jamais été une adaptation ; c’est un pénis résiduel. Un autre raisonnement part du principe que le clitoris n’est peut-être pas aujourd’hui d’une utilité évidente, mais qu’il a été jadis une adaptation – resplendissant de tous les feux d’un dôme d’église byzantine. Si l’on en croit cette métaphore, nos ancêtres féminines se comportaient comme nos sœurs bonobos (voir encadré), aujourd’hui se servant de leur sexe comme d’une clé universelle – pour faciliter les relations amicales, apaiser les humeurs, solliciter un morceau de viande, obtenir les faveurs du maximum de partenaires et, à l’occasion, faire oublier les questions de paternité. Le clitoris incitait les femelles aux aventures, à grappiller leur plaisir autour et alentour, à jouer les nymphomanes. Cette façon de voir pourrait expliquer pourquoi les femmes sont lentes à jouir : leur sexualité était adaptée aux rapports multiples avec toute une série de mâles instables. Bon, celui-là ne fait pas trop l’affaire ; je ferais mieux de sortir, d’aller draguer et finir ce que j’ai commencé.
Sarah Blaffer Hrdy, une de mes biologistes évolutionnistes préférées, adhère à la théorie du " il était une fois ". D’après elle, le comportement fantasque de l’organe, son besoin d’attention prolongée voire collective pour donner le meilleur de lui-même, est la preuve de son statut transitoire, entre adaptation et non-adaptation. Si l’orgasme de la femme caractérisait la monogamie et les liens de couple, comme le veut la tradition, s’il était destiné à encourager l’intimité des amoureux, le clitoris humain serait bien plus efficace, explique-t-elle. Il réagirait aisément aux seuls mouvements de la copulation et s’apaiserait tout aussi promptement une fois que l’homme aurait terminé. Au lieu de quoi une minorité de femmes parvient à l’orgasme par le seul va-et-vient du rapport sexuel ; la plupart ont besoin d’un petit travail de terrain préalable. […]

3. Le clitoris, c’est du Jean-Sébastien Bach J’ai souvent pensé, en écoutant la musique de Bach, qu’en son absence rien n’existerait. Plus j’en écoute, plus je me dis que son avènement était inéluctable. L’évolution n’a pas de finalité, certes, sauf peut-être pour donner à entendre les second et cinquième “Concertos brandebourgeois”, les “Variations de Goldberg” et le “Clavier bien tempéré”. Si les dinosaures ont disparu, c’est pour permettre à Bach d’exister.
En d’autres termes, le clitoris est une adaptation. C’est un organe essentiel, en tout cas fortement recommandable. Il est tout à la fois fantasque, généreux, exigeant, profond, sociable et tolérant. C’est un caméléon, capable de changer de message selon les circonstances. On peut toujours l’interpréter de façon nouvelle, le mettre au goût du jour – comme la musique de Bach. Une piste à explorer en posant cette simple question : la planète pourrait-elle compter six milliards d’individus si les femmes n’aimaient pas faire l’amour ? Et comment joueraient-elles des fugues si les cordes de leur violon ne pouvaient vibrer ? […]

Il nous parle de ce que nous préférons ignorer
Soit. Posons comme postulat que le clitoris et l’orgasme féminin sont des traits adaptatifs. Il nous faut alors examiner de plus près les détails de leur fonctionnement. Supposons que le clitoris existe pour nous donner du plaisir, et que le plaisir soit l’aiguillon de la sexualité – autrement dit que sans la grande récompense, nous nous contenterions de faire de la broderie à la maison. Il nous faut alors reconsidérer le problème de la déconvenue, les raisons des défaillances du clitoris. Pourquoi nous faut-il peiner plus que les hommes pour atteindre l’apothéose ?

Le clitoris est un idiot savant : il peut être génial ou stupide. A moins qu’il ne s’exprime comme Cassandre et nous parle de ce que nous préférons ignorer.
A mon sens, l’inconstance et l’entêtement apparents du clitoris, son décalage par rapport aux réactions masculines, la variabilité de son comportement d’une femme à l’autre – toutes ces complications si déconcertantes – peuvent s’expliquer par une simple supposition : et si le clitoris avait pour fonction d’encourager sa propriétaire à prendre en main sa sexualité ? D’accord, cela sonne comme un slogan politique, et nos organes n’ont pas pour habitude de prendre la carte d’un parti. Mais en l’occurrence, celui-ci vote avec ses pieds : il se conduit avec bonheur quand on le traite convenablement, bredouille et vacille lorsqu’il est maltraité ou incompris.

En vérité, le clitoris réalise ses meilleures performances quand la femme se sent en pleine forme, qu’elle est heureuse de vivre, qu’elle mugit à plein, au sens figuré comme au sens propre. Le clitoris n’aime pas qu’on l’effraie ni qu’on le force. Certaines femmes violées rapportent que leur vagin s’est lubrifié alors même qu’elles craignaient pour leur vie – heureusement d’ailleurs, ce qui leur a évité d’être déchirées –, mais les femmes n’ont pratiquement jamais d’orgasme au cours d’un viol, quels que soient les fantasmes masculins à ce sujet. Il ne faut pas presser ni bousculer le clitoris. La femme qui craint d’impatienter son partenaire mettra d’autant plus de temps à jouir. Celle qui cesse de surveiller la casserole envoie un message au clitoris – j’arrive ! – ce qui suffit à faire déborder le lait.

Les femmes aux orgasmes multiples
Le clitoris aime le pouvoir et fait tout ce qu’il peut pour avoir le sentiment d’être aux commandes. L’anthropologue Helen Fischer a constaté que les femmes parvenant aisément aux orgasmes multiples partagent le même trait : elles se sentent responsables de leur plaisir. Celui-ci ne dépend pas du savoir faire ni de la sollicitude de leur partenaire. Elles connaissent les positions et les angles qui leur conviennent le mieux, et négocient lesdites postures verbalement ou physiquement. Sans compter que les positions les plus satisfaisantes sont le plus souvent celles qui donnent à la femme un certain contrôle de la chorégraphie sexuelle, en se tenant au-dessus du partenaire ou à ses côtés. Un film qui montre l’héroïne gravir tout le crescendo de la volupté et de l’extase bloquée contre un mur, à la façon du “Dernier Tango à Paris”, ne peut avoir été mis en scène par une femme. […]

Le goût du pouvoir et la complexité du clitoris ne devraient pas nous étonner. Pour une femme, faire l’amour a toujours été risqué. L’on peut se retrouver enceinte, attraper une maladie, se faire confisquer un lait de trop bonne qualité. Mais en bonnes primates que nous sommes, nous ne faisons pas l’amour uniquement pour nous reproduire. Nous ne sommes peut-être pas des bonobos, mais pas non plus des brebis à ruts saisonniers. Notre vulnérabilité exige une ligne de défense efficace.
Le clitoris est notre sentinelle, notre promontoire magique. Il nous dit que le plaisir est une affaire sérieuse et que nous ne devons pas nous enflammer sans raison. Il intègre des informations de différentes sources, conscientes et inconscientes, en provenance du cortex cérébral, de l’hypothalamus, du système nerveux périphérique, et réagit en conséquence. Si vous avez peur, il se paralyse. Si l’on vous indiffère ou vous répugne, il ne pipe pas. Si la passion vous fait vibrer, il s’anime comme une baguette d’orchestre et vous imprime son rythme, ici une caresse, là une envolée… " andante, allegro, crescendo, da capo ". […]

ETHOLOGIE :
Mme Bonobo, championne clitoridienne
Qui est-elle ? Son espèce est également connue sous le nom de chimpanzé pygmée, l’un de nos parents actuels les plus proches. Le bonobo est un champion olympique en matière sexuelle. Mâles, femelles, vieux, novices, peu importe – on baise, on se pelote, on se frotte, on se branle mutuellement, bref, on fait l’amour toute la journée. Et tout cela, la plupart du temps, sans rapport avec la procréation. Il s’agit plutôt d’un code de bonne conduite grâce auquel les bonobos peuvent vivre en communauté. C’est leur psychothérapie, leur lubrifiant social, le baume qui apaise les querelles, une façon d’exprimer ses sentiments, une pratique si rapide qu’on n’y fait plus attention. Chez une espèce où la sexualité prend une telle importance, pas étonnant que le clitoris prenne des proportions considérables. L’adolescente bonobo pèse environ moitié moins que l’adolescente humaine, mais son clitoris est trois fois plus grand, au point d’en dévoiler le balancement quand elle se déplace. Plus tard, elle devient féconde et ses lèvres gonflent. Il devient alors difficile de distinguer l’organe, mais il est toujours là, prêt pour le service à chaque fois que sa propriétaire le convoque, au demeurant plusieurs fois par heure.

CLOTORIDECTOMIE :
2 000 bébés mutilés chaque année
Le clitoris n’a aucun rôle fonctionnel, nous rappelle Natalie Angier. C’est un simple faisceau de nerfs, la plus grande concentration de fibres nerveuses de tout l’organisme (8 000), " y compris le bout des doigts, les lèvres et la langue, deux fois plus que pour le pénis. En un sens, donc, le petit cerveau de la femme est plus grand que celui de l’homme. Et tout ceci, sans autre but que de servir au plaisir féminin. Le clitoris est le seul organe à vocation purement sexuelle, sans heures supplémentaires à effectuer en tant qu’appareil sécrétoire ou excrétoire. C’est peut-être pourquoi le clitoris a avantage à rester à l’abri des regards au sein de la fente vulvaire. "
" Personne n’a mené d’enquête pour savoir si les femmes dotées d’un clitoris imposant parviennent à l’orgasme plus souvent que les autres, ou plus intensément ", ajoute la scientifique. En revanche, on pratique aux Etats-Unis un autre type d’" expérience ". Natalie Angier nous apprend en effet qu’on procède couramment à une clitoridectomie, c’est-à-dire à la réduction chirurgicale de clitoris de fillettes, jugés trop grands. 2 000 bébés subiraient chaque année ce " correctif ". " Un grand clitoris n’a jamais fait de mal à personne, certainement pas au bébé. Mais ça fait bizarre, obscène, vous a un air de zizi de garçon. " Pour y remédier, on taille, on replie, on ampute totalement. Une pratique qui n’est pas sans rappeler celle de l’excision, contre laquelle les pays occidentaux s’insurgent pourtant !

Source: http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=436

Par Tinkerbell of love
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus